KÄRBHOLZ – Kapitel 10 « Wilde Augen

La scène punk allemande est aussi vivace que méconnue. Aucun groupe, de mémoire de crêteux, n’a eu l’effet « Rammstein » en s’exportant malgré des paroles scandées dans la langue de Goethe. Et même à la grande époque du genre, c’était plutôt vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni que les yeux étaient tournés, les deux pays (et les fans) s’en disputant encore la paternité.
ELEGANT WEAPONS – Horns For A Halo

Plus que sa musique, œuvrant dans un genre où les albums de qualité sont légion, c’est surtout son lineup qui avait de quoi faire rêver les afficionados. D’un côté le déjà mythique Richie Faulkner, désormais bien implanté chez Judas Priest (dont votre serviteur attend toujours le prochain album avec grande impatience). De l’autre un Ronnie Romero s’étant acoquiné à Rainbow, increvable groupe aux albums grandioses.
BIRDS OF NAZCA – Héliolite

Avec des productions aux noms si cryptiques et rêveurs que « Kanagawa » ou « Héliolite », on ne pouvait imaginer que deux types de musique pour Birds of Nazca : soit du post-rock très éthéré et planant… Soit du gros stoner qui en met plein les mirettes (et les tympans, ça va de soi).
Kings Never Die – All the rats

Ce que je disais pour Tanith s’applique au centuple pour Kings Never Die, malheureusement avec bien moins d’éclat. Plus hard rock que réellement hardcore,
Rebellion – X Live in Iberia

Le gros heavy metal à l’ancienne jouit de deux avantages majeurs pouvant être perçus, parfois, comme ses principales limites. D’une part, le genre est si ancien (on parle de cinquante ans d’existence quand même !) qu’il regorge de groupes balayés par le temps, à la carrière longue comme éphémère.
GOZU – Remedy

Une règle tacite de votre serviteur : plus les titres d’un groupe ont des noms bizarres, meilleure sera leur musique. Ce « Remedy » débute avec l’énigmatique « Tom Cruise Control », ça promet des dingueries ! Et on n’est pas déçu quand on entend cette boucle puissante qui ouvre le titre.
Glabre – Cacochyme Rising

Prétendre que l’on sait à quoi s’attendre avant même d’écouter un groupe ou un album est généralement de mauvais augure. C’est synonyme de clichés, perçus ou avérés, et un potentiel manque de surprise qui se disperse (ou non) une fois la galette lancée.
HAMMERFALL Crimson Thunder – 20 years anniversary edition

Je suis peut-être encore plus exigeant en matière de power que je ne le suis en matière de heavy ou de thrash, tant les groupes semblent se complaire dans les codes du genre. Chant clair, lyrique, épique même. Ponts généreux. Thématiques mythologiques ou fantastiques… On ne rentre sans doute pas totalement dans la case « power » sans ces éléments, mais ils contribuent aussi à la redondance du genre. Mais Hammerfall garde une petite place sentimentale, puisque le groupe incarne mon premier contact avec le genre, il y a déjà une belle poignée d’années de cela.