GOZU - Gozu VI

Par Ale – Le 20 Septembre 2026

Genre : Stoner metal/rock

Pays : Etats-Unis

Label : Metal Blade Records / Blacklight Media Records

Date de sortie :  04.05.26

On continue de rattraper le temps perdu avec Gozu, un autre groupe chroniqué par votre serviteur à l’occasion de « Remedy », leur cinquième album sorti il y a trois ans de cela. D’emblée, on retiendra trois détails à la con : ils n’avaient pas d’inspi pour le titre de leur disque, leur artwork est très joli, et le premier morceau s’appelle « Corinthian Leatherface » et j’espère très sincèrement que c’est une référence de nerd fan d’Age of Empires 2 (mais Shamburger est meilleure, sérieusement les gars). Bref, trêve de conneries, on va voir si le nouveau bébé de Gozu (très chouette ref aussi) en a sous le capot, sachant que mes souvenirs avec Remedy sont aussi vagues que positifs.

Si le premier titre (Corinthian Leatherface, donc) est plutôt péchu, on est sur du bien lourd et gras dès le second morceau. « Midnight Express » prend bien son temps, profite de ses six minutes et se veut moody à fond, jusqu’à sa dernière minute où tout s’embrase, le tempo s’emballe et le chant… devient presque éthéré ? Plus doux en tout cas ! « Killer Khan » retourne à la formule de la première chanson, avec un peu plus de vélocité, tout en restant maousse et puissant (et le titre est toujours une référence aux petits oignons aussi!) « Corner Lariat » fait tout le contraire, et se pose pour son intro, se met bien à la cool. C’est calme, tendre quasi, avant de repartir de plus belle après une grosse minute : le chant est tout aussi clair, mais la gratte n’a pas peur de vrombir. Une alternance très chouette qui fait du titre l’un des plus réussis de l’opus, sous forme d’une vraie épopée à la progression limpide. Tout le contraire de l’explosif « Banacek », hypnotique et musclé. « They Did Know Karate », contrairement à ce que le nom pourrait laisser supposer, n’est pas forcément une grosse vanne, et se veut plutôt un titre doux-amer, avec des grattes toujours aussi dégoulinantes de graisse, mais une teinte plus mélancolique. Cela aurait fait un titre de clôture parfait, mais on en a encore deux à découvrir : « Gimme the Lute » et son rythme à nouveau pétaradant, confirmant que ce Gozu VI va alterner entre morceau plus serein et sensible, et grosse douche d’explosions… sans que jamais ce ne soit trop abrasif ou violent non plus, ça reste du stoner, ça reste assez approchable même du profane. Le bridge reste plutôt costaud et délicieux : « Corvette Summer » possède moins les codes « classiques » d’un morceau de fin en comparaison à « They Did Know Karate », mais se permet tout de même de réellement tout donner instrumentalement parlant, et reste sur cette ambiance « force tranquille » qui anime la grosse majorité de l’album.

Somme toute, sans prétendre à une révolution (c’est finalement assez souvent le cas pour les albums que je chronique), ce Gozu VI est quand même plus inspiré que son titre tristement fade. Chaque titre profite amplement de chaque minute pour bien prendre son temps et nous délivrer une aventure   qui s’écoule tout seul, sans se précipiter, et sans jamais nous ennuyer malgré une formule assez convenue (au sein de l’album, et du stoner plus globalement). Pas un indispensable, mais un opus des plus plaisants quand même !

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